L’étOFFe des Nuits - Le parrain (édition 2025)
Olivier Ménart
Olivier Ménart
Le parrain de l'étOFFe des Nuits 2025
Cette année, le parrain du festival OFF est Olivier Ménart, photographe pierreverdant autodidacte. Son travail est le plus souvent axé sur le noir et blanc. Si les objets, les paysages insolites et les portraits d’artistes font partie de sa recherche photographique, le mouvement est sa principale exploration de l’image : les événements, les concerts, la danse… Il a animé un atelier autour du mouvement le 6 avril (technique et pratique). Il proposera une lecture de portfolios dimanche 18 mai et dimanche 8 juin pour les candidats participants.
Qui es-tu Olivier Ménart ?
Olivier Ménart est né en 1951 à Paris d’un père Ch’ti et d’une mère d’origines berrichonne, charentaise, espagnole et sicilienne (cela ne s’invente pas !).
Il grandit une partie de son enfance en Savoie puis rejoint Paris avec sa mère. Après les années lycée, il exerce plusieurs activités professionnelles (employé en librairie, disquaire, secrétaire de rédaction pour un mensuel de cinéma, responsable logistique dans la distribution du livre…). Enfin, il y rencontre Valérie avec laquelle il vient vivre dans les Alpes-de-Haute-Provence. D’abord à Pierrevert puis à Manosque, à Saint-Martin-les-Eaux où il pratique la céramique, un aller-retour à Gap pour finalement s’installer à Pierrevert. À Manosque il travaille comme formateur en PAO jusqu’à son départ à la retraite. Date à partir de laquelle il décide de consacrer son temps à la photographie.
Son premier appareil photo lui a été offert pour ses 10 ans par son grand-père : « Un Kodak du genre Brownie ou Junior en forme de boite avec son déclencheur sur le côté que l’on actionnait avec le pouce et deux viseurs rectangulaires en forme de petites loupes qui permettaient des prises de vue à l’italienne ou à la française. »
Ce grand père là avait planté une graine qui germa quelques années plus tard.
Vers la fin des années 1960, un autre cadeau réveilla son intérêt pour la photographie : « 200 Millions d’Américains » du photographe dignois John Craven (Louis Conte). Plus tard il a d’autres coups de cœurs : Darcy Padilla avec « Family Love » dont le travail sur Julie Baird le bouleverse, mais aussi Roy Schatt avec « James Dean un portrait » édité chez Schirmer/Mosel en 1984, « The Beat Hotel » de Harold Chapman, Raymond Depardon avec, entre autres, ses correspondances new-yorkaises et enfin Marc Riboud qui eut son ticket d’entrée chez Magnum grâce à une seule photo parue dans Life grâce à Capa.
Le cinéma l’a aussi beaucoup influencé : le travail des photographes dits de plateau sur le film « The Misfits » de John Huston édité aux Cahiers du Cinéma en 1999, et surtout Henri Alekan le maître des lumières.
« Du plus loin que je me souvienne j’ai toujours eu un appareil photo qu’il soit moyen format ou 24×36. L’arrivée du numérique a tout changé. Il a fallu tout réapprendre. C’est ainsi que je reste et resterai un éternel débutant. Finalement la photographie me permet d’aller vers les autres, de m’ouvrir, de découvrir et de transmettre. C’est une mémoire. »
Pour en savoir plus sur le parrain : www.oliviermenart.fr
Les infos à retenir
Dates du OFF du jeudi 24 au dimanche 27 juillet 2025
en parallèle des Nuits Photographiques de Pierrevert
Vernissage dimanche 20 juillet 2025 à 18 h 30
Thème « Variations » (autour du mouvement)
Lieux d’exposition centre ancien (lieux, rues, commerces)
